LA DERIVE ANIMALITAIRE


Pour avoir souvent écrit sur la dérive animalitaire qui menace notre société et dont la mouvance anti taurine n'est qu'une petite torpille téléguidée à l'insu de son plein gré, je n'en suis que plus à l'aise pour commenter un fait digne d'intérêt survenu lors du procès de Michel Fourniret.

Une info intéressante qui n'a pas échappé à notre compañero Pierre Delhoste qui l'a dénichée dans le Figaro et que les psys anti taurins devraient nous expliquer : Monique Olivier, l'épouse de Michel Fourniret, n'a pas souhaité répondre quand maître Behr, partie civile, lui a fait remarquer : « Dans une carte postale à Michel Fourniret, vous écrivez que vous êtes contre la corrida : n'est-ce pas paradoxal, au vu de toutes ces jeunes filles mises à mort ? »

De toute évidence, maître Behr, comme tous ceux dont la propagande anti-taurine et au-delà animalitaire a perverti le libre arbitre, assimile les aficionados à des serial-killers en puissance, ce qui le pousse à s'étonner que Monique Olivier, pourvoyeuse de son mari en jeunes victimes, puisse montrer de la compassion pour les animaux en se déclarant contre les corridas. Complice d'un tueur de vierges, mais défenderesse des toros ! Il y a pour maître Behr quelque chose qui cloche...

Faut-il orienter maître Behr vers la propagande abjecte des sectes et autres mouvements dont la haine de l'humain est le digne pendant de l'amour inconditionnel qu'ils portent aux animaux ? Si nous n'avions rien d'autre à faire, nous lui enverrions probablement un dossier, mais ce n'est pas le cas. D'autres pistes sont à suivre, et notamment celles ouvertes par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), laquelle tente, en France, d'identifier et de contrer les menées sectaires dont elle s'applique à mettre en évidence les pratiques. Une de celles-ci interpellera sans doute les aficionados : pour la plupart des sectes, un des moyens de discréditer ceux qui les combattent est de leur reprocher les subventions publiques dont ils bénéficient... même quand ce n'est pas le cas.

André Viard