Luc et Marc Jalabert
en compagnie de Frédéric Nihous
et de Jean Saint-Josse


LA TEMPORADA DEBUTE BIEN À ARLES

Avec plus de 10% de fréquentation en plus par rapport à l'année précédente, la feria d'Arles a rempli tous ses objectifs, drainant vers les arènes un public nombreux et enthousiaste qui en est reparti ravi.

À la base de cette réussite, un grand nombre de toros et de novillos qui ont embisté avec classe et permis aux toreros de s'exprimer. Citons pour mémoire le lot de Domingo Hernandez échu à Castella et un des toros de Rincon vendredi, trois excellents novillos de San Roman samedi matin (un pour Oliva Soto, un pour Adame et un pour Alvaro Samper), quatre toros du Pilar l'après-midi (deux pour Tejela, un pour Juli, un pour Savalli), cinq novillos du Capea dimanche matin, cinq toros de Palla l'après-midi (un pour Banti, deux pour Cortes, deux pour Ferrera), trois toros de Mercedes Pérez Tabernero (le lot de Mendoza et un de Andy) pour la corrida de rejoneo... et malheureusement aucun toro de Laugier hier
.

La feria s'est écrite devant eux, grâce aux talents variés des toreros à qui ils échurent et qui grâce à eux ont pour la plupart brillé. Pour certains, quelques uns de ces toros auront sans doute manqué de fond, de classe ou de race, et au palmares des incompris la ganaderia de Palla arrive en tête, rare étant les aficionados à l'avoir appréciée, alors que pour les toreros elle a sans doute été la meilleure...

Dans le contexte un peu tendu des attaques abolitionnistes (dimanche on connaîtra le score définitif de la déclaration écrite qui circule à Bruxelles), grande satisfaction aussi avec la présence de nombreux médias nationaux et celle, durant toute la feria, de Patrice de Carolis, président de France Télévision, en barrera. Toutes les télés étaient là, et de nombreuses radios, pour parler enfin de toros.

Etait là également, Frédéric Nihous, qui, de retour de Corse, a tenu à passer par les arènes d'Arles pour assurer les aficionados de son soutien, lequel est loin d'être négligeable lorsque l'on sait que "l'écologie réaliste et pratique" qu'il défend au sein de "Chasse, pêche, nature et tradition" compte de très nombreux adhérents, bien plus en tous cas que l'écologie abolitionniste des Verts et de quelques altermondialistes.

Un mot enfin sur Julien Miletto qui le mérite bien : le torero élégant mais fragile dont on pouvait douter de la réelle vocation a cédé la place à un torero désormais mature : il sait ce qu'il veut, il connaît ses capacités, et il a démontré être prêt à payer le prix pour s'imposer. Enhorabuena Julien.

André Viard