... SELON LA POLICE ...



Il est toujours édifiant de voir à quel point le taux de fréquentation d'une arène dépend de la subjectivité de celui qui compte : "arènes pleine ou presque" lit-on ici ou là à propos de celles d'Arles hier... Demandez à l'empresa ce qu'elle en pense, et elle vous dira.

Quant au contenu, les avis sont également différents selon le point de vue que l'on adopte. Sortant d'un hiver trop long perturbé par les âffres de la crise et son cortége d'angoisses, l'aficion française a semblé tarder à entrer dans le vif du sujet, malgré une bonne faena de Juan Bautista à son premier. On a connu le public d'Arles plus chaleureux avec lui, mais il faut sans doute attribuer cette fraîcheur palpable tout au long de la tarde à un contexte qui incite davantage à la morosité qu'à l'enthousiasme.

Il y a quelques années, Jean Baptiste et Sébastien ensemble faisaient exploser la taquilla et l'ambiance. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, loin de là, et l'on a donc pu vérifier qu'en France aussi la crise économique fait des ravages. Deux tiers d'entrée au mieux, ce qui signifie que, le soleil tardif aidant, nombreux sont ceux qui se sont décidés au dernier moment pour rattraper une partie, mais une partie seulement, du retard enregistré les jours précédents. Oragnisé samedi ou dimanche, ce cartel aurait-il fait le plein ? Peut-être pas complet, mais beaucoup mieux, ce qui donne matière à réflexion.

André Viard