L'AFICION SÉVILLANE RÉSISTE


Si à l'exception de Zabala de la Serna dont nous avons publié hier la chronique, la presse ne commente guère les prises de position des toreros, les afiionados, eux, les critiquent sévèrement.

C'est le cas par exemple de l'Union des Abonnés et Aficionados de Séville, qui ne mâche pas ses mots en critiquant les conclusions des deux journées de réflexion organisées à La Maestranza et dont les conclusions la laissent "perplexe", dans la mesure où le communiqué final
est en partie contradictoire avec certains des propos tenus.

Et l'UAAS donne comme exemple l'alinéa 2 des conclusions dans lequel il est spécifié qu'il convient de "préserver la pureté et l'intégrité de la Fiesta", alors que lors d'une des tables rondes El Juli et Ponce se sont plaints, l'un que les présidents le maltraitent et l'autre qu'ils lui refusent de nombreux toros", ce qui est la preuve incontestable selon l'UAAS "que réellement la Fiesta entre ces mains n'a pas de solution".

Et l'UAAS de conclure : "Les aficionados pensons que les taurins sont les fossoyeurs du spectacle authentique et intègre" avant de plaider une nouvelle fois pour une "tauromachie pure, authentique et intègre, pleine d'art, de risque et d'émotion", et de demander aux élus qui avaient organisé cette manifestation que s'ils "veulent vraiment défendre la Fiesta, qu'ils prennent l'avis des aficionados et qu'ils cessent d'être les marionnettes des taurins".

À moins d'un mois de la feria de Séville, le débat n'est pas prés de se conclure et promet au contraire d'être animé, voire de se prolonger au coeur même des arènes.

André Viard