DERNIER ROUND EN CATALOGNE

Les ultimes auditions avant le vote de l'ILP abolitionniste ont eu lieu hier au Parlement de Catalogne où Luis Francisco Espla, le professeur Illera del Portal, Serafin Marin et Pedro Balaña ont développé leurs arguments.

Chacun dans son rôle, les intervenants pro taurins ont tous été convainquants pour leurs partisans, voire même pour les derniers indécis, mais n'ont soulevé de la part des abolitionnistes que les habituels lazzis, critiques et agressions verbales.

On touche à Barcelone les limites du débat démocratique, tant il est évident que les positions sont trop tranchées pour qu'aucun argument ne puisse rapprocher les uns des autres. Et on en revient au point de départ du problème et à la question fondamentale : faut-il ou pas faire oeuvre liberticide au nom d'idéaux animalistes ?

Cible de toutes les interventions, les élus de CiU dont dépendra l'issue du vote ont sans doute compris que nul échappatoire ne s'offrait plus à eux. Ils ont compris aussi que la mesure dont ont fait preuve les pro taurins était une invitation à dépssionner le débat et une porte largement ouverte dans laquelle il leur sera facile de s'engouffrer, soit en rejetant la loi liberticide, soit en s'abstenant.

D'ici un mois ou deux le texte définitif de la loi qui sera proposée au vote devrait être présenté, à moins que les promoteurs de l'ILP ne décident de le retirer s'ils estiment que cette ultime dérobade vaut peut-être mieux qu'un revers chiffré.

André Viard