Mardi 25 mars 2008


EDITO

DEUX DOIGTS POUR LA PRESIDENCE

Avec les ans, les injustices que tout torero rencontre sur sa route heurtent de moins en moins leur sensibilité. Ce qui n'empêche pas certains de rappeler avec humour aux présidences qu'elles ont fait fausse route. Voir l'édito d'André Viard.



ACTUALITE

ARLES : OREILLE POUR FUNDI ET SANCHEZ VARA

6 Miuras, au physique impressionnant, hauts, longs et très armés, comme l'exige le cahier des charges de la maison mère. Lors des deux premiers tiers ils culbutèrent les chevaux, chahutèrent les piétons aux banderilles et soufflèrent le grand vent de l'épopée sur les gradins. A la muleta, tous avaient leur lidia depuis le très complet dernier au très faible premier en passant par les compliqués cinquième et troisième. El Fundi: salut et grosse oreille. Rafaelillo: vuelta  et silence. Sanchez Vara: vuelta et oreille.
Le faible premier poussa droit en appui rectiligne sur ses quatre sabots (1). Épuisé par l'effort il chuta lourdement à la sortie de la première rencontre. Pour le ragaillardir le Président lui en imposa une seconde ! Le résultat d'une telle hérésie ne se fit pas attendre. Alors que sa noblesse se faisait de plus en plus évidente il roula au sol répétitivement. Imposant le silence aux impatients qui lui demandaient d'abréger, El Fundi lui concocta de douces trajectoires rectilignes pour lui éviter de trébucher. Ainsi il le fit durer le temps d'une agréable faena clôturée de deux pinchazos et une entière. Salut. Le quatrième poussa sans donner de la corne, puis se ravisa et cogna dans le caparaçon. C'est la première tendance qui l'emporta à la muleta. Appliqué à faire le bon toreo, El Fundi l'encouragea à se confier en avançant la muleta et en acceptant de se le faire passer très près, comme on le fait à du bétail au pédigrée plus « artistique ». A droite puis à gauche, il instrumenta une faena reposée et calibrée au plus juste. Son assurance fut telle que, soulevé par la corne lors d'un pecho il repris le passe à l'endroit où le toro le reposa au sol. Sur de lui et dominateur il fit durer sa démonstration qu'il paracheva d'un grand coup d'épée. Une oreille qui aurait méritée d'être doublée mais le public ne le demanda pas.
Pattes en avant et corne accrocheuse, le second commença par honorer la légende de sa lignée; il attaqua le picador à hauteur de la selle, le désarçonna en le prenant sous la cuisse, renversa le cheval et finit par rouler piteusement l'animal sur le sol. Lors des deux autres rencontres il poussa en mettant les reins mais joua aussi de la tête. Globalement les deux premiers tiers n'annonçaient pas un collaborateur pour le troisième. Au culot, Rafaelillo l'aborda main gauche en avant et poitrine offerte. En deux passes inouïes de courage, il transforma son adversaire et assura sa domination. Au prix de cet immense effort, le reste de la faena parut plus facile. Conquérant jusqu'au bout, il finit très en dessus de son adversaire. Il se jeta littéralement  sur le frontal pour l'estocade, mais ne laissa qu'une demie lame dont l'effet tardif lui fit perdre les trophées. Salut. Le colorado cinquième poussa droit tête basse en mettant les reins. Alors qu'on pouvait s'attendre à le voir collaborer, il découvrit, dès le troisième derechazos, qu'il pouvait couper la retraite de son matador en visant l'intérieur de la muleta. A gauche, il se laissa tromper plus longtemps, mais Rafaelillo n'eut pas la même réussite qu'avec son premier. Le genio du Miura se fit de plus en plus présent, au point de compliquer une mise à mort qui demanda sept pinchazos et une entière contraire. Silence.
Le troisième tenta de soulever le cheval plus qu'il ne poussa, il sortit seul de la deuxieme rencontre mais rechargea généreusement la troisième pour obtenir une chute. Il n'avança que le cou à la poursuite de la muleta, ne laissant à Sanchez Vera que l'option défensive des appels trop appuyés à l'oeil contraire. Entière. Vuelta. Le sixième poussa alternativement d'un corne et de l'autre en engageant les reins. Sanchez Vera l'entreprit du bout du pico avant de se rendre compte qu'il ne jetait pas un coup de corne et qu'il n'y avait pas à craindre d'embardée de sa part. Réduisant ses marges de sécurité, il finit par chauffer les gradins, mais resta en dessous de possibilité du toro. Entière. Pétition insistante. Oreille. ¾ d'arène. Trois picadors accompagnés d'applaudissements nourris sur le chemin de la sortie; l'épopée est bien de retour ! (1) Tel qu'il pousse au cheval, le taureau de combat charge dans la même attitude à la poursuite des leurres.  Frédéric Pascal. Voir reportage André Viard.

ARLES MATIN : MENDOZA ET VENTURA A HOMBROS

Grosse frayeur avec, au sortir du lit, un petit tapis de neige sur la Provence ! De la neige sur l’amphithéâtre Arlésien pour Pâques ??? Mais non … un chaud soleil est venu briller pour voir sortir, à 11h00, le portugais Luis Rouxinol (silence et vuelta), Pablo Hermoso de Mendoza (deux oreilles et ovation) et Diego Ventura (oreille et oreille) face à six toros de Carmen Lorenzo dont les origines « Murube » ne pouvaient être niées. Palme au splendide premier, typé, au galop de rêve et au cinquième que beaucoup auraient souhaité voir en lidia ordinaire. Un peu de maladresse pour le portugais réalisant une faena assez classique ternie par plusieurs lames. Un peu plus d’originalité face à son second que « Montango », joli bai brun, ira plusieurs fois saluer genoux en terre. Cette fois demi lame concluante et vuelta fêtée. En piste un seigneur Pablo sortira le grand jeu pour aller clouer deux farpas avec « Curro » puis les banderilles avec « Chenel » dans des terrains insensés et enfin poser courtes et roses avec « Popurri » couleur soleil couchant magnifique. Lame en place et mort rapide pour deux oreilles qui lui ouvriront la grande porte. Un peu plus compliqué et peut être pas assez châtié son beau second ira un peu secouer « Rondeño » dans la pose des farpas. « Silveti » lui aussi touché au cours de la pose des courtes ce qui n’empêchera pas l’Estellense de sortir « Fusilero » pour quelques pirouettes frontales faisant rugir les gradins remplis jusqu’au faîte. Clôture avec les mains posées sur le frontal et lame concluante posée avec « Fosforo » pour une ovation seulement pourrait-on dire puisque le maestro n’effectue jamais la vuelta sans oreille en main. A noter l’excellente brega de son banderillero de confiance Jose Manuel Rodriguez Facila expert pour le placement des toros ! Puis vint celui dont on commence a parler fortement Diego Ventura (oreille et oreille). Sanglé dans un traje corto vert pomme le cavalier né à Lisbonne ira clouer les farpas au quiebro avec « Chocolate », pirouettera avec « Manzanares » ira toréer vraiment se servant de « Morante » comme d’une muleta planchada ! Entière après deux pinchazos et première oreille. De sa seconde prestation on retiendra, surtout, l’aguante insolent de « Distinto » dans la pose des courtes à deux mains. Ole ! Entière au ralenti et nouvelle oreille ouvrant aussi pour lui la grande porte.
Pierre Charrain. Voir reportage André Viard

MUGRON : NAZARE ET CABELLO A HOMBROS

Malgré le mauvais temps qui avait réduit l'entrée à une grosse demie arène, les aficionados landais ont vécu une belle journée grâce à la qualité des novillos de Torrealta et aux deux triomphateurs du jour, Antonio Nazaré (oreille et oreille) et Juan Carlos Cabello (deux oreilles et silence). Ruben Pinar a fait preuve de métier mais a été en-dessous de ses deux compañeros. Nazaré a reçu le prix au meilleur novillero. Voir reportage Roland Costedoat

ABC CHARGE LA SUERTE

Le quotidien espagnol ABC, un des titres de référence de la presse espagnole, a consacré son édito d'hier à la Fiesta de los Toros. "La journée d'hier, un dimanche de résurection célébré de manière transversale dans les principales arènes du territoire espagnol, a servi à ratifier l'embellie dont jouit la fiesta de los toros et à mettre en évidence les dimensions, pas seulement artistiques, d'une des principales industries de loisir, capable de mobiliser des millions de spectateurs, de dynamiser l'économie espagnole et, ce qui n'est pas moins important, de vertébrer une société qui, soumise à l'impact de la globalisation culturelle qui déferle à haute vitesse par les canaux technologiques, continue de posséder grâce aux toros un élément de cohésion. Plus d'un demi million de familles vivent d'un secteur qui génère environ 1,5% du PIB national et qui, face aux attaques de collectives animalistes, représente une garantie pour la conservation écologique des espaces où sont élevés les toros braves, dont la superficie est estimée à 500.000 hectares. Au-delà du succès remporté par José Tomas à Malaga, le dimanche de résurection représente la grandeur d'une manifestation populaire que l'on ne peut aborder à partir de points de vue tronqués, et encore moins à partir du sectarisme de ceux qui combattent la Fiesta en raison de leur "antiespañolismo" radical et insensé."

REPORT DE LA SOIREE JUAN BAUTISTA AU CERCLE TAURIN DE VIEUX-BOUCAU

Désireux de se mettre au vert à Séville pour y préparer la corrida à laquelle il participera durant la feria d'Avril, Juan Bautista a souhaité reporter le dîner-débat initialement prévu samedi. La nouvelle date sera communiquée bientôt.

L'AMICALE DES CHASSEURS PÊCHEURS AFICIONADOS

Lancée par notre compañero Vincent Bourg "Zocato", l'Amicale des Aficionados-Chasseurs-Pêcheurs compte déjà deux centaines de membres. Pour adhérer, renseignements auprès de Zocato que l'on peut contacter par mail.

GARLIN, NOVILLADA DE PRINTEMPS

La Pena Taurine de GARLIN et le Comité des Fêtes, ont communiqué le programme de la 7ème Novillada de Printemps des Arènes de GARLIN (Pyrénées-Atlantiques), qui se déroulera le dimanche 20 avril. Le matin à 11 heures,   3 erales d'Ana CORERA ESPARZA (Navarre) pour Mario GUIRAO,  Cayetano ORTIZ  et Juan del ALAMO.    A partir de 13H00 grand Repas de l'Aficion   et à 16H30 novillos du CONDE DE MAYALDE pour  Ruben PINAR,  Jose Carlos VENEGAS  et Santiago NARANJO.  Réservations sans frais à partir du mardi 8 avril au 05 59 04 74 23.  Tout comme en 2007, une place achetée pour la novillada piquée donne droit à une entrée gratuite pour la novillada sans picador matinale.

RENCONTRE HEUREUSE

Alejan, selon son dossier de presse, est née, un jour de féria de Séville, de la rencontre de deux aficionados dans les salons de l'hôtel Colon. L’un est une des personnes les plus influentes de la mode espagnole et l’autre un aficionado français amoureux de l’art de vivre andalous. Ce virtuose de l’élégance andalouse crée, dessine et fabrique pour les toreros des modèles de chemises à la demande et sur mesure. Les collections sont entièrement dessinées et conçues par ses soins avec une exigence sur le choix des tissus commandés et fabriqués à la commande dans les meilleures maisons françaises, italiennes et volontairement brodées en France, garantie d'un résultat soigné. Plus qu'une nouvelle marque sur le marché très saisonnier des ferias estivales, Alejan veut être fidèle à sa devise et à son principe de "Porter nos valeurs avec fierté", tout au long de l'année.

LA MULETA EN LIGNE

Le Club Taurin La Muleta de Vendargues invite les aficionautes à visiter son site pour découvrir ses activités : www.clubtaurinlamuleta.fr.

L'UTB ET LE CTB EN LIGNE

Nos amis de l'Union Taurine Biterroise sont désormais présents en ligne et vous invitent à les visiter :
www.uniontaurinebeziers.asso.fr. Le Club Taurin Biterrois est pour sa part sur : http://cercle.taurin.free.fr/conferences.php3

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 








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