BONDS ET REBONDS

Nombreux sont les empresarios qui l'affirment : cette saison, les toreros sont devenus fous. Entre les exigences des uns et les contre propositions des autres, boucler une feria relève de la haute stratégie.

Car si l'on souhaite concilier les souhaits - c'est un euphémisme - des Juli, Ponce, Rincon, Castella et maintenant José Tomas, équilibrer les cartels devient quasi impossible, tous voulant ou presque les mêmes toros et tous voulant aussi toréer avec des figuras de même catégorie.

En France où les ferias sont plus courtes le casse-tête prend des proportions inquiétantes pour certains qui se demandent comment boucler leur budget sans être obligé de laisser un de ses messieurs dehors.

À Nîmes, l'hypothèse Castella étant levée, Simon Casas avance à grands pas et recompose quelques cartels amochés par les desiderata du biterrois. Juan Bautista, initialement engagé le lundi avec le Juli, change de case mais viendra deux fois. Juste compensation pour avoir perdu la feria de Vic où il souhaitait aller le lundi aussi...

Ne s'étant pas entendu avec les Choperitas, Daniel Luque, pourtant triomphateur des novilleros l'an passé, renonce donc à son alternative durant la San Isidro et aurait accepté la proposition de Simon Casas de la prendre à Nîmes.

Miletto sera aussi de la fête, et lorsque l'on sait qu'il sera aussi à Arles, Béziers et Fenouillet notamment, cette saison prend pour lui des allures de quitte ou double.

André Viard