LA FIN DE L'IMPUNITE ?


Les nombreux messages de soutien enregistrés depuis samedi et provenant tout aussi bien du milieu professionnel, des aficionautes et des confrères de la presse, sont peut-être le signe d'une prise de conscience salutaire vis-à-vis des anti taurins.

En revanche, silence radio du côté des antis, habituellement plus enclins à se manifester lorsqu'un sujet les concernant est d'actualité. Ce qui est dommage pour l'image qu'ils donnent de leur mouvement, car, comme chacun sait, qui ne dit mot consent. Et en ne condamnant pas vigoureusement les attentats proférés contre des personnes en vue du monde taurin, les associations constituées de la cause anti taurine les cautionnent tacitement.

Faut-il rappeler que lorsqu'un jeune écervelé se disant apprenti torero au centre français de tauromachie de Nîmes avait envoyé un mail injurieux à la présidente d'une association abolitionniste tout avait été fait pour le retrouver et que ses propos avaient été fermement condamnés ?

Une fois de plus les faits mettent en évidence les valeurs sur lesquelles chaque camp base son combat et je serais curieux de savoir ce que pensent les généreux people qui soutiennent la cause anti taurine - Renaud, Drucker et consorts - des actes lamentables proférés contre nous et du silence piteux des associations soit disant représentatives auxquelles ils apportent leur caution morale.

Car il ne fait aucun doute que tel l'apprenti sorcier du conte, celles-ci sont désormais débordées par le discours de haine et d'exclusion qu'elles tiennent à notre encontre et qui aboutit, ce que l'enquête dira peut-être, à donner une base "légitime" à quelque esprit dérangé qui pense sans doute, comme il est écrit sur les sites de la cause abolitionnistes, que les aficionados sont, en gros, des pédophiles nazis.

Face à pareille situation une seule posture s'impose : résister en développant nos arguments et en ne laissant plus passer aucune attaque sans y répondre de manière légale. Il ne suffit pas, comme certains l'écrivent de manière démagogique, d'appeler les autres à la lutte et de se cacher soi-même derrière de faux arguments. La défense de notre culture est l'affaire de chacun et dans le cas présent les personnes responsables concernées ont déjà fait leur devoir en portant plainte et en se réservant la possibilité de se constituer partie civile. Le reste n'est que bilevesées et écran de fumée.

Sur Terres Taurines, nous écrivons depuis le début que la liberté de vivre notre culture a un prix et que c'est en priorité à nos abonnés et à nos lecteurs que nous devons de pouvoir exister. C'est aussi au courage qui ne nous a jamais fait défaut de dire haut et fort ce qui n'est pas toujours agréable à entendre, fut-ce au prix de quelques fâcheries dans un milieu de passions exacerbées où les enjeux économiques pervertissent parfois la vision que chacun devrait avoir de son rôle.

Mais ne nous trompons pas d'adversaires. Même s'il existe dans nos rangs des individus dont l'attitude ne fait pas honneur à notre cause, c'est à ceux qui nous combattent et à ceux qui les écoutent qu'il faut nous adresser : aux premiers, en les poursuivant sur le terrain de la justice dès que la moindre occasion nous en sera donnée. Et aux autres, en mettant en évidence les valeurs positives dont la culture taurine est porteuse. Tel est depuis le début le projet de la revue et du site Terres Taurines, ce qui explique sans doute en grande partie l'attaque dont nous avons fait l'objet.

André Viard