Lundi 16 février
2015

L'Edito

 

NI-NI

Pour l’ouverture officielle de la temporada française, Magescq a une fois de plus mis les petits plats dans les grands : arènes pleines d’une aficion sérieuse mais généreuse, trois toreros a hombros, une vuelta à un novillo, et une poignée d’antis muselés à 500 mètres des arènes. Que souhaiter de mieux ?

Voir édito



   

Actualité
MAGESCQ : TOUS A HOMBROS

Le Club Taurin de Magescq peut être satisfait mais aussi fier de cette journée d’ouverture de la saison taurine en France. Le programme était attrayant : un tentadero le matin avec vaches de Santafé Marton et l’après midi une novillada sans picadors. Le tentadero était dirigé par les trois directeurs et anciens pensionnaires de l’Ecole Taurine de Madrid que sont José Miguel Arroyo « Joselito », José Pedro Prados « El Fundi » et José Luis Bote. Chacun dans son style les trois maestros nous régalèrent de leur torería et bonne forme physique durant la tienta de six vaches avec la participation des élèves d’Adour Afición et du jeune Jesús Mejía de Madrid. José Luis Bote reçut une ovation énorme au terme d’une lidia émouvante de facilité, quiétude et de grand temple de même Joselito remplaçait le picador de service pour la preuve de la pique à la cinquième vache.
La novillada non piquée de l’après-midi fut un succès complet car les trois novilleros Leo Valádez, Adrien Salenc et Ángel Téllez sortaient a hombros tandis que Joselito recevait l’ovation pour l’ensemble de la prestation de ses novillos-erales de El Tajo y La Reina.
Le novillo sorti quatrième recevait l’honneur du tour de piste alors que les cinquième et sixième novillos le méritaient tout autant sinon plus. Le manque de discernement du président était dans ce cas patent car le public avait demandé ces vueltas al ruedo avec insistance.
Leo Valádez, mexicain d’Aguascalientes va toréer en novillada piquée à Valence pour les Fallas, c’est dire qu’il est prêt pour passer à la catégorie supérieure et il le démontrait  bien que les utreros qu’il devra affronter l’obligeront à freiner le tempérament qu’il déployait aujourd’hui tant à la cape qu’aux banderilles avant de toréer accéléré à la muleta. Comme d’ailleurs ses compagnons de cartel il animait les quites et se montrait pléthorique dans un répertoire qui rendait ainsi hommage aux créateurs mexicains des suertes à la cape. Il coupait deux oreilles à son deuxième novillo alors qu’il recevait un silence poli à la mort de son premier.
Adrien Salenc, de Nîmes, lui aussi, montrait toutes ses qualités et surtout son entrega, il se donnait à fond dans deux faenas vibrantes et de grande valeur au cinquième novillo brave et exigeant dont il fallait canaliser sans rompre les puissantes charges. Son style se veut parfois « julien » car il est rappelons-le élève de la Fondation El Juli. Il a toutefois tendance à toréer à la muleta pa’fuera et comme El Juli à ses débuts il multiplie les suertes à la cape. En particulier, il nous gratifiait d’un quite par zapopinas terminées par un farol ! Il coupait une oreille  à chacun de ses novillos.
Ángel Téllez arrivait impromptu à cette novillada car il remplaçait un autre élève de l’Ecole Taurine « Marcial Lalanda » de Madrid. Il  signait le meilleur toreo de cette belle novillada. Malgré quelques scories de placement ou vouloir trop prolonger ses faenas, Il toréait son deuxième novillo, novillo d’une grande classe, la main basse, la muleta toujours à la bonne distance pour créer le temple et l’esthétique rarement observés chez les novilleros débutants. Volontaire à la cape sans plus. Il tuait les deux fois d’une demie- épée et coupait les deux oreilles du sixième.
Georges Marcillac. Voir galerie Roland Costedoat.

PONTONX : LA FRAGUA

Samedi 28 février à Pontonx, Certamen “LA FRAGUA”:
- 9h00 : Petit déjeuner et inauguration du village culturel
- 9h30 : Inauguration de la Fragua en présence des autorités et du jury. Ouverture des différentes expositions et ateliers de travail Inauguration du banquet du livre Taurin.
- 10h00 : Sorteo et début du premier tentadero de qualification
- 13h00 : Entracte et repas (Tapas hispano-landaises)
- 14h30 : Reprise du tentadero et des ateliers culturels
-18h00 : Proclamation des triomphateurs de la journée et Projection du Match France-Galles dans la salle de cinéma
Dimanche 1er mars,
- 9h30 : Croupionade et reprise des ateliers culturels
- 11h00 : Grand festival taurin : 6 novillos de Astolfi pour Pepe Luis Vazquez, El Fundi, Juan Mora, Juan Leal, Andres Manrique et Louis Husson.
- 13h00 : Déjeuner Hispano-Landais
- 16h30 : Finale de la FRAGUA
- 18h00 : Clôture de la 2°Editon de la Fragua à la fin du Festival. Proclamation du vainqueur de la 2° Edition de la Fragua.

NOVILLADA D'ARZACQ

Le 22 février à Arzacq :
- à 9h00 casse croute aux arènes
- à 10h30 TIENTA de l'ACOSO avec les élèves d'ADOUR AFICION
- 12H30 repas au foyer animé par le groupe SADUNGA
- 16h30 - 2ème TROPHEE DU "BAYONNE DE CRISTAL"
6 erales du CONDE DE MAYALDE (tolède),
2 pour le torero a cheval ROBERTO ARMENDARIZ (navarra), 4 pour Jorge RICO (alicante) - Tibo GARCIA (nîmes) et Yvan GONZALEz (Salamanca). Entrée générale 16 € gratuit pour les moins de 18 ans. Possibilité de restauration. RESERVATIONS : 05.59.04.54.72. Organisation club taurin d'ARZACQ.

PÂQUES TAURINES À MUGRON

Lundi 6 avril, novillada sans chevaux à 11 heures : 3 erale de Alma Serena pour Adrien SALENC et Tibo GARCIA. À 16 heures 30, novillos de Baltasar Iban pour Alejandro Marcos, Louis Husson et Leo Valadez qui débutera en novillada piquée.

OPUS 55 :
"ENTRE CAMARGUE ET CASTILLE"

Entre La Belugo et les Rasos de Portillo, un trait d’union semble avoir été tracé entre deux ganaderías aux prises avec les mêmes problèmes, au même moment.
De part et d’autre, une génération remplace la précédente, et dans les deux cas l’objectif est le même : moderniser sans trahir le passé.
Pour celle de Yonnet, celui-ci s’enracine dans les marais de Camargue et plonge au coeur des encastes historiques de Jijon et de Navarre. Pour celle du Raso de Portillo, le mélange né dans les marais salins du Duero est tout aussi mystérieux, mais sa base demeure la race née en Castille.
À travers son histoire, c’est la tauromachie rugueuse du Moyen-Âge qui renaît, ainsi que celle fastueuse du Siècle d’Or, dont ne subsistent aujourd’hui qu’une vaste Plaza Mayor à Valladolid et quelques tableaux jaunis dans d’obscurs musées. L'opus 55 est en vente et on peut le feuilleter ou le commander en ligne.

FERIA DE LA FAÏENCE DE SAMADET

La feria de la Faïence aura lieu les 21 et 22 mars à Samadet avec des novillos de Philippe Cuillé pour un cartel à désigner.

OPUS 52 : LE MODÈLE SYMBOLIQUE

En inscrivant le 22 juin dernier la grotte Chauvet au Patrimoine de l’Humanité, l’UNESCO vient d’offrir à la culture taurine sa datation définitive. Après avoir mis à jour la genèse du geste taurin et sa dimension religieuse dans l’opus 50, grâce aux oeuvres de Villars, Roc de Sers et Lascaux (entre -22 000 et -17 000 ans), c’est aux origines que Chauvet nous invite à remonter : voici 36 000 ans, un artiste anonyme y inventa le mythe du Minotaure et l’associa à celui de la fertilité.
Mais il y a plus troublant encore : si l’on trace une ligne qui relie ces grottes entre elles et qu’on la prolonge jusqu’à celle de Cosquer, on s’aperçoit qu’elle délimite presque exactement au nord la France taurine actuelle, et dessine les contours de ce Sud profond dont aujourd’hui la voix s’élève pour exiger le respect de sa culture et de ses traditions. L'occasion de raconter, comme jamais auparavant, la genèse de la tauromachie en France.
Dans cet opus également, un voyage dans la "bande gallega" au coeur de l'Extremadure, où l'on trouve quelques unes des arènes lesplus anciennes du pays, une visite dans la ganaderia de Manolo Gonzalez dont l'horizon s'obscurcit, une promenade sur le chemin du Rebollar au travers de trois ganaderias atypiques, et un retour sur le destin de ce "Taxi Driver" moderne qu'est Alberto Lamelas. En kiosques et dans les boîtes aux lettres. Feuilleter.


L'AFICION DES TERROIRS

L'opus 51 de Terres Taurines est en kiosques, avec quelque retard suite à des problèmes de transport.
Des garrigues du Midi aux marais de Provence, des collines de Gascogne aux contreforts pyrénéens, la fête taurine se décline au gré de nos accents. L'UNESCO ne dit pas autre chose quand elle fait du lien qui unit une culture à un terroir la condition sine qua non de sa reconnaissance : sans bassin défini dans l'espace, pas d'inscription possible au patrimoine. Née au temps où le langage en était à ses balbutiements et longtemps avant l’écriture, la tauromachie a évolué en se diversifiant au gré des territoires et des populations à partir d’une origine commune.
Cette diversité explique sa richesse, et les mots «Culture et Passion», écrits dans le titre de Terres Taurines, y sont pour rappeler que l’approfondissement de la première est la condition de l’enrichissement de l’autre. Pour le comprendre, il suffit de partir à la découverte. Au sommaire de cet opus :
- "La dictature de l'animal sensible" une étude indispensable sur la personnification de l'animal et l'amendement Glavany,
- "Gerardo Ortega : Souffre couillon ! un voyage émouvant dans une des ganaderias les plus belles de la sierra de Aracena.
- "Siega Verde, le Concile de pierres", visite au gisement à ciel ouvert sur les terres de Ciudad Rodrigo où est proposée la visite de deux ganaderias aux profils différents : Carreros et Pédres.
Rencontre enfin avec Conrado, le dernier des chasseurs-cueilleurs. Feuilleter.


RASSEMBLEMENT DES AFICIONADOS LE 19 AVRIL À ARLES

À l’appel de toutes les composantes du monde taurin français, les aficionados se sont rassemblés samedi 19 avril sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles, mais aussi dans les rues adjacentes, tant l'affluence fut nombreuse. Estimée entre 6000 et 7000 personnes, la foule des aficionados a montré sa force, sa dignité et sa détermination à se faire respecter. Voir images.


OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.


TERRES TAURINES SUR TWITTER

Depuis quelques mois Terres Taurines est sur twitter dans sa version espagnole. Rejoignez-le pour recevoir, en français, des infos parfois exclusives et impressions à chaud en direct des ruedos et du campo. @Tierras Taurinas.


GALERIES

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TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






















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