Lundi 9 février
2015

L'Edito

 

VIDÉO GAG

Né sur fond d’évènements tragiques, le débat sur la liberté d’expression qui passionne la France depuis le début de l’année met en évidence les contradictions d’une société qui peine à donner du sens aux vérités qu’elle élève au rang de dogme et n'hésite pas à clouer au pilori ceux qui ne les partagent pas.

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Actualité
VALDEMORILLO : IMPORTANT TRIOMPHE DE VICTOR BARRIO

Après les résultats mitigés pour ne pas dire décevants des deux premiers jours de cette feria, les toros de Cebada Gago étaient attendus ainsi que les toreros du jour dont les deux premiers - « Paulita » et Manuel Escribano - étaient les triomphateurs de l’an dernier. On attendait aussi le troisième larron, Victor Barrio, qui fut finalement l’homme du jour. Après une campagne de novillero prometteuse - en 2011 -  et une alternative à Madrid ratée, le torero de Grajera (Segovie) était tombé dans l’oubli et sa présence au cartel représentait pour lui le défi de lancer sa saison, même relancer sa carrière ou bien de rester confiné dans les profondeurs de l’escalafón. La fortune lui souriait mais il faut dire qu’il la forçait avec détermination et talent.
Les toros de Cebada Gago furent bien choisis pour la catégorie de Valdemorillo, moyenne de poids de 510 kg pour la corrida – sans trapío ni armures exagérées, ils prenaient tous une seule pique sauf le 3ème qui avait droit à la ration règlementaire. Sans grandes forces ils baissaient de régime en fin de faenas avec quelques pertes d’équilibre des pattes antérieures. Seul le dernier de nom « Cachondito »… ?  nº1 de 510 kg., 5 ans bien sonnés (10/09) maintenait jusqu’à la fin suffisamment de gaz pour que le public demandât l’indulto… ? Il recevait la prime du tour de piste.
D’entrée Victor Barrio montrait ses lettres de créances en se plaçant face au toril au centre de la piste enchaîner des tafalleras à son premier et a porta-gayola pour une série de quatre faroles à genoux au 6ème. Un brillant quite à la cape par crinolinas, confirmait ses intentions avant d’entamer sa faena à genoux au centre de la piste en redondos fêtés par le public qui ne cessa d’ovationner Victor Barrio tout au long de la faena conduite des deux mains, le corps relâché, hiératique. La grande vertu de cette faena résidait dans la qualité des cites et la distance qui leur était donnée pour ensuite enchaîner la muleta basse des passes suaves que le brave cebadagago prenait avec bravoure et noblesse. Des bernardinas précédaient une estocade entière, sans doute tombée, mais il n’y avait aucune discussion pour l’octroi des deux oreilles.  A son premier, la faena n’avait pas été aussi complète car le toro se réservait sur la fin, mais là aussi, intelligemment, Victor Barrio offrait la muleta à la distance adéquate pour  ensuite finir au plus près des cornes. Il tuait d’une demi-estocade et recevait une oreille.
Luis Antonio Garpar « Paulita » ne pouvait rééditer son succès de l’an passé. Il ne fut pas servi par le sorteo : son premier gardait la tête haute rendant quelque peu hasardeuse la conduite les passes sans être en point de mire d’un toro « voyeur » ; il n’arrivait pas à se centrer ni fixer le 4ème en perpétuel mouvement.
Manuel Escribano, fidèle à son style, essayait d’animer son jeu de cape et aussi le tercio de banderilles sans pour autant briller outre mesure. Après une porta-gayola ratée, il compensait par une bonne série de véroniques et signait le meilleur quite classique à la cape de l’après-midi. Sa première faena fut la plus sérieuse, ajustée à un toro qui changeait de rythme, toréant avec aisance et même temple dans la première série de la droite. Il coupait une oreille après une mauvaise estocade  de côté. Quant à la seconde faena, elle perdait tout intérêt, administrée à un toro arrêté et ensuite rajado. Malgré cela l’oreille était demandée et justement refusée.
« Paulita » : applaudissements et salut. Manuel Escribano : une oreille ; tour de piste. Victor Barrio : une oreille ; deux oreilles et sortie à hombros. Georges Marcillac.

OPUS 55 :
"ENTRE CAMARGUE ET CASTILLE"

Entre La Belugo et les Rasos de Portillo, un trait d’union semble avoir été tracé entre deux ganaderías aux prises avec les mêmes problèmes, au même moment.
De part et d’autre, une génération remplace la précédente, et dans les deux cas l’objectif est le même : moderniser sans trahir le passé.
Pour celle de Yonnet, celui-ci s’enracine dans les marais de Camargue et plonge au coeur des encastes historiques de Jijon et de Navarre. Pour celle du Raso de Portillo, le mélange né dans les marais salins du Duero est tout aussi mystérieux, mais sa base demeure la race née en Castille.
À travers son histoire, c’est la tauromachie rugueuse du Moyen-Âge qui renaît, ainsi que celle fastueuse du Siècle d’Or, dont ne subsistent aujourd’hui qu’une vaste Plaza Mayor à Valladolid et quelques tableaux jaunis dans d’obscurs musées. L'opus 55 est en vente et on peut le feuilleter ou le commander en ligne.

FERIA DE LA FAÏENCE DE SAMADET

La feria de la Faïence aura lieu les 21 et 22 mars à Samadet avec des novillos de Philippe Cuillé pour un cartel à désigner.

OPUS 52 : LE MODÈLE SYMBOLIQUE

En inscrivant le 22 juin dernier la grotte Chauvet au Patrimoine de l’Humanité, l’UNESCO vient d’offrir à la culture taurine sa datation définitive. Après avoir mis à jour la genèse du geste taurin et sa dimension religieuse dans l’opus 50, grâce aux oeuvres de Villars, Roc de Sers et Lascaux (entre -22 000 et -17 000 ans), c’est aux origines que Chauvet nous invite à remonter : voici 36 000 ans, un artiste anonyme y inventa le mythe du Minotaure et l’associa à celui de la fertilité.
Mais il y a plus troublant encore : si l’on trace une ligne qui relie ces grottes entre elles et qu’on la prolonge jusqu’à celle de Cosquer, on s’aperçoit qu’elle délimite presque exactement au nord la France taurine actuelle, et dessine les contours de ce Sud profond dont aujourd’hui la voix s’élève pour exiger le respect de sa culture et de ses traditions. L'occasion de raconter, comme jamais auparavant, la genèse de la tauromachie en France.
Dans cet opus également, un voyage dans la "bande gallega" au coeur de l'Extremadure, où l'on trouve quelques unes des arènes lesplus anciennes du pays, une visite dans la ganaderia de Manolo Gonzalez dont l'horizon s'obscurcit, une promenade sur le chemin du Rebollar au travers de trois ganaderias atypiques, et un retour sur le destin de ce "Taxi Driver" moderne qu'est Alberto Lamelas. En kiosques et dans les boîtes aux lettres. Feuilleter.


L'AFICION DES TERROIRS

L'opus 51 de Terres Taurines est en kiosques, avec quelque retard suite à des problèmes de transport.
Des garrigues du Midi aux marais de Provence, des collines de Gascogne aux contreforts pyrénéens, la fête taurine se décline au gré de nos accents. L'UNESCO ne dit pas autre chose quand elle fait du lien qui unit une culture à un terroir la condition sine qua non de sa reconnaissance : sans bassin défini dans l'espace, pas d'inscription possible au patrimoine. Née au temps où le langage en était à ses balbutiements et longtemps avant l’écriture, la tauromachie a évolué en se diversifiant au gré des territoires et des populations à partir d’une origine commune.
Cette diversité explique sa richesse, et les mots «Culture et Passion», écrits dans le titre de Terres Taurines, y sont pour rappeler que l’approfondissement de la première est la condition de l’enrichissement de l’autre. Pour le comprendre, il suffit de partir à la découverte. Au sommaire de cet opus :
- "La dictature de l'animal sensible" une étude indispensable sur la personnification de l'animal et l'amendement Glavany,
- "Gerardo Ortega : Souffre couillon ! un voyage émouvant dans une des ganaderias les plus belles de la sierra de Aracena.
- "Siega Verde, le Concile de pierres", visite au gisement à ciel ouvert sur les terres de Ciudad Rodrigo où est proposée la visite de deux ganaderias aux profils différents : Carreros et Pédres.
Rencontre enfin avec Conrado, le dernier des chasseurs-cueilleurs. Feuilleter.


RASSEMBLEMENT DES AFICIONADOS LE 19 AVRIL À ARLES

À l’appel de toutes les composantes du monde taurin français, les aficionados se sont rassemblés samedi 19 avril sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles, mais aussi dans les rues adjacentes, tant l'affluence fut nombreuse. Estimée entre 6000 et 7000 personnes, la foule des aficionados a montré sa force, sa dignité et sa détermination à se faire respecter. Voir images.


OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.


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Depuis quelques mois Terres Taurines est sur twitter dans sa version espagnole. Rejoignez-le pour recevoir, en français, des infos parfois exclusives et impressions à chaud en direct des ruedos et du campo. @Tierras Taurinas.


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TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






















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