Lundi 11 février 2013

L'Edito

 

CARNAVAL II

Voici quarante ans, si l'on voulait donner trois passes à un toro de capea à Ciudad Rodrigo, il fallait d'abord se frayer un chemin entre les quarante ou cinquante muletas poussées par autant de maletillas qui voulaient faire de même. Hier, de muleta point ! Même pas une une. Tout fout le camp, et à force de se faire manger la place par les recortadores, les maletillas ont déserté Ciudad Rodrigo, qui de ce fait perd un peu de son âme.

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Actualité
VALDEMORILLO : FERNANDO CRUZ A HOMBROS

L’attraction de cette feria suivie traditionnellement par les aficionados de Madrid et professionnels du toreo était sans aucun doute la corrida de Victorino Martín. Le public venu nombreux en ce dimanche d’hiver ne s’est pas trompé tout en bravant le froid et la pluie de la sierra de Madrid. Les toros de Victorino ne laissent jamais indifférent et aujourd’hui ils ont permis d’assister à une corrida animée et intéressante aussi bien lorsqu’ils sortent bons et même moins bons pour peu que les toreros qui consentent à les affronter répondent et dominent les difficultés inhérentes à cet encaste.
Au terme du paseo une chaleureuse ovation accueillait Fernando Cruz pour réapparaître après sa terrible cogida du 15 août à Las Ventas. Grand bien lui a été fait car il est sorti de La Candelaria en triomphateur après avoir coupé une oreille à chacun de ses toros.
 Des toros de Victorino on dira qu’ils ont été dans la ligne et du style de ce prestigieux élevage. Le lot présentait une variété de trapío et d’armures, certains toros passaient les 5 ans, le toro sorti 6ème étant le plus harmonieux dans ses hechuras. Au moral les 1er et 4ème se révélaient compliqués et ne laissaient aucune chance à Sergio Aguilar, le plus rodé des toreros du cartel que complétaient Fernando Cruz, qui toucha deux toros de note moyenne, et Alberto Lamela, le plus chanceux, si l’on peut dire, car ses opposants, les 3ème et 6ème,  de bien meilleure qualité qui exigeaient beaucoup de fermeté autant dans la position (colocación) que dans la conduite des charges.
Le premier toro sortait de la seule pique qui lui avait été administrée à la limite de l´équilibre et s’étant ressaisi il entrait court dans la muleta, rugueux dans ses charges des deux côtés. Il  arrivait même à soulever Sergio Aguilar, sans mal heureusement, qui, toujours à la limite de l’accrochage, décidait d’en finir sans grande conviction et recevait même un avis. A son deuxième il n’eut guère meilleure chance. Le toro avait levé le cheval lors de la première rencontre et après la deuxième pique il ne permettait aucune passe de ce nom, ni à droite ni à gauche. Sifflets à l’arrastre.
Fernando Cruz recevait son premier par des véroniques que le toro prenait à une certaine distance. Une pique poussant du train arrière dont il sort « humilié ». Fernando l’entreprend par des doblones et au centre par des passes de la gauche dans lesquelles le toro se freine. La série suivante à droite changeait radicalement la tenue de la faena. Sensationnels derechazos et passe de poitrine, temple dans le geste et charge assagie du toro. Le retour aux naturelles est moins heureux. Estocade tombée. L’oreille est accordée. Le 5ème est le plus costaud du lot. Il charge vraiment obligé à la limite de la mansedumbre. Dans la muleta, il se déplace mollement et on reconnaîtra à Fernando Cruz de s’être adapté et avoir profité du caractère aboulique du toro pour dessiner des passes lentes, à mi-hauteur, meilleures à gauche. Un pinchazo et une estocade entière portée au toro alors immobile. Une autre oreille concédée forcée par les fans du torero de Chamberi.
Alberto Lamelas devrait être considéré le triomphateur de la corrida si ses deux faenas, vibrantes, vaillantes, pleines d’aguante et d’émotion, n’avaient été gâchées par des mises à mort défectueuses sans doute dues à la césure qui se produit et le relâchement inévitable après des faenas intenses. Le comportement du toro sorti 3ème fut complet, fixité, codicia, mais noblesse dans la muleta demandant néanmoins cette fermeté qui permettait le lié des passes dans les séries des deux mains. Lors d’un cite à la naturelle le toro cueille Alberto Lamelas et le reprend au sol. Rien de grave. Au dernier victorino, dédié à El Chano qui reçoit l’ovation du public, on retrouvait la même volonté de se battre mais de toréer vraiment, se croisant, liant les passes et défiant un toro qui poussait fort ses charges devant.et qui devenait avisé sur la fin de la faena. Ce torero laissait ainsi sa carte de visite pour d’autres défis et récompense de ses efforts. Sergio Aguilar : un avis et silence ; silence.Fernando Cruz : une oreille à chaque toro et sortie a hombros. Alberto Lamelas : vuelta aux deux.
Georges Marcillac.


PANDI PANDA

Depuis quelques semaines, un nouvel imprécateur animaliste sévit sur la toile où il maudit les aficionados ainsi que tous ceux qui selon lui s'en prennent aux animaux. À visage découvert dans un premier temps, sous son nom, puis sous le pseudo de "Pandi Panda" depuis qu'il est passé à la vitesse supérieure, c'est à dire à l'incitation directe à la violence, ce monsieur, dont l'identité, la photo et les coordonnées ont été bien sûr communiquées à la police par l'Observatoire, écrit par exemple ceci : "Le temps des pétitions est révolu. Il est temps de frapper physiquement ceux qui maltraite, torture et tue des animaux. La lutte contre eux doit être impitoyable et si le sang doit couler que ce soit le leur. La corrida ne cessera que si la peur s'installe et que ceux qui l'encense survive dans la terreur en n'osant plus entrer dans une arène. Si les autorités choisissent le mauvais amps, tant pis pour eux. La guerre doit être totale et impitoyable. Je préfère mourir pour une cause juste, que de survivre à genoux dans ma lâcheté et mon aveuglement". Inutile de dire que de pareils propos au relents xénophobes ne font que conforter les consignes déjà données au préfets de prendre très au sérieux les dérives du mouvement animaliste en France, notamment autour des arènes, en contenant d'éventuelles manifestations au-delà de la limite qui sera fixée par les maires, auxquels un périmètre d'un kilomètre a été conseillé.

JEAN-MICHEL GOUFFRANT ON TOUR

Jean-Michel Gouffrant proposera des conférences le vendredi 1er mars à 19 heures au Club taurin de Libourne (Resto Vieux port 19h), le vendredi 15 mars à Arles, le vendredi 5 avril au club taurin d'Eauze (19h), le jeudi 18 avril à Briviesca, et le vendredi 19 avril à Mojado de Valladolid..

FERIA DU NOVILLO D'HAGETMAU

Les novillos de la féria du novillo d'Hagetmau 2013 sont les suivant : dimanche 4 août Miura, lundi 5 août Cebada Gago, mardi 6 août Alma Serena en sans chevaux.

DÉBUT DES LOCATIONS À ARLES

À compter du lundi 11 février, la vente des billets débute aux arènes d'Arles, du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 18h. Le samedi de 10h à 13h. Par téléphone 0891 700 370. Sur : www.arenes-arles.com. ARENES D’ARLES – BP 40042 – 13633 ARLES Cedex. Fax : 04 90 96 64 31 ; contact@arenes-arles.com. FERIA DE PAQUES
Vendredi 29 mars à 11 heures, Erales de Tardieu Frères pour El Gallo (ET de Valencia), Ángel Sánchez (ET de Colmenar) et Yoan Martínez (ET d’Arles). À 17 heures mano a mano entre Juan Bautista et Sébastien Castella face à des toros de Alcurrucén, Garcigrande et Puerto de San Lorenzo. Samedi 30 à 11 heures, novillos de Dos Hermanas pour César Valencia, Borja Jiménez et Lilian Ferrani, qui fera ses débuts en piquée. À 17 heures toros de Torrestrella pour Juan José Padilla, Ivan Fandiño et Daniel Luque. Dimanche 31, toros de Cebada Gago pour Luis Bolívar, David Mora et Marco Leal. Lundi 1er avril à 11 heures, toros de Murube pour Andy Cartagena et Diego Ventura mano a mano. À 17 heures, toros de Victorino Martin pour Fernando Robleño et Javier Castaño mano a mano.
FERIA DU RIZ
Samedi 7 septembre à 17 heures 30, corrida goyesca. Toros de Domingo Hernández pour Enrique Ponce, El Juli et Juan Bautista. Dimanche 8 à 11 heures corrida portugaise : Toros de Gallon pour Fermín Bohórquez, Joao Moura et Gines Cartagena. À 17 heures, toros de Miura pour un cartel à définir.


OPUS 43 : INSOUTENABLE GRAVITÉ

"À une époque où le paraître prime sur l’être et les plans medias sur la réalité, en deux saisons à peine Ivan Fandiño est passé d’un quasi anonymat au rang de vedette. Ses armes ? Celles de toujours : un engagement à toute épreuve basé sur les fondamentaux. Para, templar et matar, tel est le credo de Fandiño, miroir insupportable pour la plupart de ses confrères, dont il révèle l’incroyable légèreté." Ainsi débute l'opus 43 de Terres Taurines distribué en kiosques cette semaine, dans lequel on peut trouver aussi l'incroyable histoire de Manuel Rincon racontée à partir de ses propres livres, une chronique intimiste sur le thème "copain d'avants", une plongée sur les terres de Victorino entre albaserradas et encinas, un reportage décapant et jubilatoire du côté obscur de la force chez le Conde de la Maza, une visite au Castillo del Buen Amor sur les traces des encinas de Alipio Tabernero de Paz.
Feuilleter.

LA CORRIDA ET L'ESPRIT FRANÇAIS

Yves Ugalde présente sa nouvelle conférence, le vendredi 22 février à 20 h 30, au club taurin Betisoak, 10 rue Gosse à Bayonne. En s’accompagnant de divers documents projetés, l’intention revendiquée par l’intervenant est de rappeler en quoi la corrida a marqué les consciences artistiques, intellectuelles, politiques des Français, et cela depuis ses origines. La corrida, « un fait français », affirme même Yves Ugalde dont le propos se veut le plus exhaustif possible et sans a priori. De Michel Bataille à Marcel Amont, de Cabrel aux pubs les plus iconoclastes, de Cocteau à Frédéric Dard, de Michèle Torr à Jacques Brel, de Nicolas Sarkozy à Manuel Valls, la corrida tient une place très particulière dans la littérature, le cinéma, la chanson, la peinture, le débat public français. Une place qu’aucun autre art, parmi les arts de pratique «non universelle» bien sûr, n’a en tous cas occupée depuis deux siècles en France.


CAMADA DE PREMIÈRE

Magnifique camada que celle d'Adelaida Rodriguez, avec trois corridas e première catégorie dans es cercados. Une ira à Bilbao, l'autre à Vic et la destination de la troisième est encore incertaine. Voir galerie.

FERIA DU NOVILLO À PARENTIS

Samedi 10 août novillos de Raso de Portillo, dimanche à 11 heures, quatre novillos de Paloma Sánchez Rico de Terrones (Lamamie de Clairac) qui se présentera en France. L'après-midi novillos de Paco Madrazo (Santa Coloma).

CARTELS D'ISTRES

Vendredi 14 juin, toros de El Tajo et La Reina pour Morante de la Puebla et Sébastien Castella, mano a mano. Samedi 15, solo de Juan Bautista face à six toros de Miura, La Quinta, Victorino Martín, Torrestrella, Puerto de San Lorenzo et Jalabert. Dimanche 16 toros de Victorino Martín pour Uceda Leal, Sébastien Castella et Alberto Aguilar.

OUVERTURE DE LA TEMPORADA À MAGESCQ

Dimanche 17 février 6 novillos de la «GANADERIA DE URCOLA» propriété de VICTORINO MARTIN, pour JOSÉ GARRIDO, CLEMENTE, et JUAN BAUTISTA MOLAS. Un repas dans les arènes chauffées rassemblera les aficionados avant la novillada de l'après-midi : paseo à 16h30. En matinée, à 10h30, fiesta campera avec 3 vaches de «Alma Serena» pour les élèves d’Adour Aficion (entrée gratuite grâce à la collaboration de l’ACOSO). Réservations : 06.08.35.24.42. Novillada 17 € - Journée complète 30 €. Renseignements.

DU CÔTÉ DE LA MARISMA

Dans les cercados de la Isla Minima, les gracilianos de la marisma attendent leur départ pour Vic. Voir galerie.


PAQUES À AIGNAN, OUVERTURE À MAGESCQ


L'affiche de la traditionnelle corrida du dimanche de Paques réunira à Aignan les toros de Hubert Yonnet, Rafaelillo, Manuel Escribano et Alberto Aguilar. À Magescq, pour l'ouverture de la temporada qui aura lieu le 17 février, six novillos de Urcola, propriété de Victorino Martín, ont été retenus.

PENTECOTAVIC 2013

Samedi 18 mai corrida concours : toros de La Quinta, Murteira Grave et Margé, pour Diego Urdiales et Javier Castaño mano a mano. Dimanche 19 au matin. Toros de José María Escobar pour Rafaelillo, Manuel Escribano et Paco Ureña. L'après-midi, toros de Cebada Gago pour Fernando Robleño, Fernando Cruz et David Mora. Lundi 20, toros de Adelaida Rodríguez pour Juan Bautista, Iván Fandiño et Alberto Aguilar.


ENCERRONA DE JUAN LEAL À SAMADET

Le 17 mars prochain, Juan Leal combattra seul six novillos de Fuente Ymbro dans les arènes couvertes de Samadet en ouverture de la temporada française. Un geste rempli de panache pour le jeune novillero arlésien installé à Séville qui lancera ainsi la saison au terme de laquelle il devrait prendre l'alternative. Pluseurs propositions lui ont été faites en France, et la date sera choisie en fonction de la progression de sa carrière.


LÉGENDES DE L'ART ÉQUESTRE

Les 4 plus grandes Ecoles d’Art Equestre du monde seront présentes à Arles pour 9 soirées de gala dans l’écrin des Arènes décorées par Christian Lacroix :
Vendredi 26 et samedi 27 Juillet Le Cadre Noir de Saumur ; Vendredi 9 et samedi 10 août L’Ecole Royale d’Art Equestre de Jerez ; Vendredi 16 et Samedi 17 août L’Ecole Portugaise d’Art Equestre de Lisbonne ; Jeudi 22, Vendredi 23 et Samedi 24 août l’Ecole Espagnole de Vienne. Ces 4 Ecoles ne sont pas des conservatoires aux équitations similaires, elles portent et transmettent chacune un patrimoine vivant qu’elles n’ont de cesse d’enrichir à leur façon et en cela elles sont toutes différentes. Toutes sont les dignes héritières de la tradition équestre la plus artistique, la plus accomplie et la plus noble. Ces hommes et leurs chevaux sont à la fois les reflets de leur époque et les maillons d’une longue chaîne qui ne cesse aujourd’hui encore d’affiner ses connaissances. En équitation comme dans d’autres arts, comment comparer Van Gogh à Picasso ou Mozart à Beethoven ? Location à partir du 12 novembre 2012, places à partir de 30 € (enfants de – de 12 ans 15 €). Tous les galas débuteront à 22h. contact@arenes-arles.com. Abonnements – 10% (1 billet dans la même catégorie pour chaque Ecole). Groupes (+ de 10 personnes) – Comités Entreprises – Centres Equestres - Opérations Entreprises – Soirées VIP : 04 90 96 90 93.


DE LA DIFFICULTÉ D'ÉCRIRE UNE CHRONIQUE TAURINE...

Afin qu'une chronique de corrida puisse être lue par toute personne, aficionada ou non, il faudrait utiliser un vocabulaire des plus courants, de tout les jours, et trouver le moyen de faire que l'amalgame des mots, provoque chez le lecteur, une émotion et un plaisir. Poètes et écrivains y feraient merveille.  Mais la tauromachie est aussi une technique et ne pas s'y référer occulterait ce que l'Aficionado averti considère comme essentiel. Lire chronique de René Philippe Arneodau.


GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 




































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