L'ÉCHEC DE L'ILP ANDALOUSE

Après avoir vainement tenté de réunir les 75.000 signatures nécessaires à l'ouverture d'une procédure d'ILP en Andalousie, le parti écologiste qui était à l'origine du projet a reconnu son échec, malgré le délai de deux mois supplémentaires qui lui avait été accordé.

En fait, les Verts andalous avaient été pris de court par une initiative similaire prise par la Comisión Investigadora del Maltrato Animal à laquelle ils avaient décidé de s'associer, ce qui rend plus cruelle encore leur défaite, dans la mesure où, même en joignant leurs forces, les deux entités n'ont pu parvenir à leurs fins sur un territoire où vivent dix millions de citoyens.

Cette mésaventure bienvenue des abolitionnistes devrait inciter la Fédération catalane qui a lancé l'ILP taurine à faire preuve d'efficacité si elle veut, comme elle se le propose et comme la loi le lui impose, réunir les 500.000 signatures nécessaires à l'examen d'une loi de portée nationale par le Parlement.

L'appui de la Mesa del Toro et des diverses Fédérations et empresas sera bien sûr nécessaire, et il est à espérer que celui-ci lui sera apporté sans réserve à partir du moment où la campagne de signatures sera lancée, vraisemblablement dans moins d'un mois. Mais pour tout dire, les derniers évènements survenus dans le milieu ganadero ont soulevé quelques interrogations chez divers confrères qui s'inquiètent d'un certain manque de concertation, qu'il faut souhaiter passager.


André Viard