LE CARTEL IMPOSSIBLE


Alors qu'à ce jour rien ne permet d'affirmer (ni d'infirmer) si José Tomas participera à une ou plusieurs corridas en France cette année, l'annonce de l'ouverture de la temporada en Catalogne risque de faire bien des remous : José Tomas et le Juli ensemble, le cartel auquel personne ne croyait.


À commencer par Ponce lui-même qui déclarait récemment qu'il n'avait aucun inconvénient à toréer avec José Tomas mais que ce serait trsè difficile pour les empresas. Autrement dit, la barrière qui semblait infranchissable était d'ordre financier, le niveau d'honoraires de José Tomas, mais aussi celui de ses principaux confrères, semblant interdire toute combinaison entre eux.

La famille Matilla qui gère la Monumental de Barcelone n'est pourtant guère plus romantique que la famille Balaña qui l'a lui a louée, mais il semblerait qu'avec elle les chiffres puissent cadrer. La Monumental offre certes prés de 20.000 places, mais les cachets des toreros étant aussi indexés sur leur capacité, c'est sans doute dans une gestion plus globale qu'il faut trouver le secret de cette journée. Misera-t-on sur une formule d'abonnement avec une deuxième date que l'on serait obligé d'acquérir aussi ? Peut-être. Celle-ci est d'ailleurs annoncée aussi la veille (Cid, Fandi, Talavante). Et la réserve de places à vendre y sera tout de même importante sans faire injure aux trois toreros.

En France, les négociations seraient pour l'instant arrêtées partout, même si l'on espère bien, à Nîmes, Dax et Mont de Marsan, trouver une solution susceptible de satisfaire tout le monde, c'est à dire le public et l'empresa aussi. On sait en effet que les honoraires de José Tomas ont subi une inflation galopante (ils passeraient de 25 à 35 millions de pesetas, voire pas loin du double pour Madrid et Bilbao) et tout le problème est de savoir si l'on a intérêt à l'engager ou si l'on peut s'en passer.

Les choses en sont là, et une deuxième arène s'apprête aussi à annoncer sa présence : Jérez en mai, toujours avec aux commandes la famille Matilla. Ponce et Morante en feraient les frais.


André Viard