VOLVEMOS A CASA...


... et la dynamique de ces derniers mois remplace le sentiment de liberté éprouvé dans un pays à la taille d'un continent où si la tauromachie n'est sans doute pas aussi conforme aux voeux des aficionados d'ici, elle n'en comble pas moins ceux pour qui elle est produite. Torerista dans l'âme, le public mexicain jouit de l'instant présent sans se préoccuper outre mesure ni du manque de caste des ganaderias locales, ni de la relative faiblesse de l'escalafon national, ni des vociférations de la vingtaine de punks et punkettes qui à Mexico ont trouvé dans la lutte anti taurine un exutoire à leur mal être.

Même si des problèmes d'ordinateur et des connexions aléatoires m'ont empêché de mettre en ligne trop longtemps - merci et pardon à tous ceux qui ont eu la gentillesse d'écrire que terres taurines leur manquait -
j'ai bien sûr suivi les derniers développements sur le front français. Face à l'effervescence des antis, comme dirait mon maestro Reynald Ottenhoff, le calme des vieilles troupes s'impose :

- en ce qui concerne les commissions qui se mettent en place au ministère de l'Agriculture toutes les entités taurines doivent demander à y participer : UVTF, Vétérinaires, Eleveurs, Organisateurs professionnels, Fédération, Juristes... Toutes ne seront pas retenues mais plus il y aura de candidatures plus nous aurons de représentants dans ces commissions qui instruiront à charge avec pour but précis, moins ambitieux que ce qui était initialement prévu (sans doute a-t-on pris la mesure du mouvement de refus qui se préparait des quatre coins de France) mais dangereux tout de même, d'introduire la notion "d'être sensible" dans le code civil, ce qui ouvrirait la porte à une multitude de procès dans tous les domaines par toutes sortes d'associations animalitaires farfelues.

- parallèlement, une action politique est en cours, laquelle a pour objet de préciser nos positions au président de la république et au premier ministre.

- sur le cas précis de l'accès des mineurs aux arènes, nous récusons les futures conclusions de ces commissions mises en place pour étudier le "bien-être animal" et demandons au président et au premier ministre qu'une étude comparative soit menée par le ministère de la Santé sur les dangers, dans la construction des mineurs, du spectacle tauromachique, des jeux vidéos et de la télévision. Il est en effet inutile, si l'on veut aller au fond du problème, d'entrer dans le jeu d'une confrontation d'exposés partisans, seule une étude statistique officielle - que les antis ne sauraient décemment refuser - étant de nature à mettre en évidence la réalité de la situation : la seule question qui vaille en la matière, et que le ministère de la Santé doit poser à tous ses services est donc : combien d'enfants ont-ils été pris en charge depuis dix ans pour avoir été traumatisés par la vision d'un spectacle taurin, par les jeux vidéos, par la télévision ?

- sur les provocations de Samadet : la seule réponse est celle que l'on fait à des délinquants et des vandales : dépôt de plainte et demande de dommages-intérêts. Pour info, une altercation a d'ailleurs eu lieu hier après-midi à l'occasion de la mini manifestation (22 manifestants), un voisin des arènes ayant été agressé par un anti après qu'il ait eu l'audace de leur demander de faire moins de bruit pour qu'il puisse écouter sa télévision... Des vandales... Le hooligan en question a été interpelé par la gendarmerie, mais une fois de plus la question de l'opportunité d'autoriser de telles provocations prés des arènes est posée.

En tout état de cause nous ne devons pas nous disperser : nous avons aujourd'hui 5 semaines pour faire émerger l'Observatoire des Cultures Taurines dont nous devrons voter ensemble les statuts et élire le bureau lors de l'AG du samedi 22 mars à Arles qui se tiendra à 14 heures dans la salle d'honneur de la mairie. À 15 heures 30 une prise de parole est prévue sur le parvis des arènes devant la foule des aficionados pour annoncer l'évènement.

A partir de cette date, l'Observatoire aura une existence légale et pourra agir. Ne cèdons pas jusque là au désir de répondre ni aux attaques internes qui voudraient décrédibiliser ce projet, ni aux provocations des antis, mais conservons à l'esprit que l'Observatoire est le seul projet susceptible de coordonner tous nos efforts et de voir aboutir nos thèses.

Notre responsabilité collective première est de le créer.


André Viard