L'AFICION DE FREJUS EN LUTTE

Christian DERBUEL, responsable de l’antenne médico-chirurgicale des Arènes de Fréjus demande à tous les aficionautes d'aider l'aficion fréjussienne à préserver sa tradition.

Cher Ami,

La tradition tauromachique fréjusienne est menacée de mort ! Pourtant, avec plus d’un siècle de corridas (le premier spectacle a eu lieu en 1905), Fréjus est une des doyennes de toutes les plazas de toros françaises.

Chez nous, régulièrement, les élevages les plus réputés (Pahla, Juan Pedro Domecq, Felipe Bartolome) sont venus défendre l’honneur de leur caste. Chez nous, les grandes figuras de la tauromachie (tels Paco Camino, El Cordobes et encore Luis Miguel Dominguin, Antonio Ordonez sans oublier Javier Conde, Sebastien Castella , Denis Loré , Chamaco, César Rincon, El Cid , Juan Bautista et bien d’autres encore) sont venus signifier ce que le mot « pundonor » veut dire. Chez nous, un horrible 14 juillet 1998, la tragédie a failli devenir réalité lorsqu’un toro de Jose Pedrosa conduisit le matador Conrado Gil Belmonte à la lisière de la mort

Depuis une bonne dizaine d’années, Fréjus regagnait l’éclat taurin que notre cité n’aurait jamais dû perdre. C’était sans compter avec la pugnacité des anti-taurins qui, remarquablement armés et financés par diverses associations protectrices, se sont organisés en véritable lobby électoral et économique. Face à tant de hargne, la municipalité a cédé beaucoup de terrain. La féria de la Côte d’Azur, élaborée en juillet (date parfaite) 2004 et 2005 a été reculée pour 2006 au mois d’août (période nettement plus discutable). Actuellement, l’amphithéâtre romain est impraticable car offert aux fouilles archéologiques pour une durée minimum de deux ans…

Jusqu’à ce jour, la municipalité refuse de louer des arènes démontables afin que perdure la tradition taurine de la seule et unique plaza de toros de la Côte d’Azur. Ici les abolitionnistes portent plainte contre les organisateurs à chaque corrida. Il est aisé de deviner ce qui risque de se passer après plusieurs temporadas sans toros et sans toreros. L’aficion fréjusienne risque de payer très cher l’imprévoyance de ceux qui ont à charge de défendre leur intérêt.

Chaque aficionado varois comprend l’intérêt des fouilles archéologiques. Mais il est évident que l’aficion n’accepte pas que ces travaux servent de prétexte à l’interdiction des corridas en terre varoise. En réponse à la violente campagne des anti-corridas, je demande que les aficionados adressent :

-soit par courriel : tourisme@frejus.fr ou evenements@frejus.fr

- soit par lettre : Monsieur le Maire de Fréjus. Hôtel de ville. BP 108. 83 608 FREJUS CEDEX.

son souhait de voir la ville de Fréjus louer des arènes portatives afin que perdure la tradition taurine.

Je vous remercie pour votre aide. Je vous prie d’accepter l’expression de mes sentiments les plus cordiaux et aficionados.


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