Pour débuter aujourd'hui, la couleur blanche des débutants.


REPARTIR DE RIEN


Après une saison presque parfaite en novilladas sans chevaux, le Santo, aujourd'hui, en débutant au niveau supérieur à Samadet, repart de zéro. Un autre monde, d'autres compañeros, un autre rythme... et bien sûr un autre toro.

Pour comprendre la différence entre le becerro et le novillo, le mieux est bien sûr d'avoir combattu les deux : le premier est un adolescent qui joue, le second déjà un jeune adulte qui prend les choses beaucoup plus au sérieux. Et même, ce qui est le cas du Santo, lorsque l'on s'est confronté à des becerros de plus de cinq cents kilos, le rythme des embestidas du novillo constitue un changement profond.

Attendre davantage, toréer plus lentement, porter jusqu'au bout les charges lorsque l'animal rechigne, tels sont les paramètres à intégrer très vite si l'on ne veut pas être débordé ni paraître trop novice aux côtés de compañeros forcément plus expérimentés.

Le Santon s'aura-t-il s'adapter tout de suite ? Après l'avoir vu à Mont-de-Marsan, Mugron, Dax et Pontonx notamment, on serait tenté de dire oui, même si l'on se doit d'être lucide et de tenir compte du temps de rodage dont tout nouveau venu à ce niveau doit bénéficier pour trouver ses marques.

Ce qui permet d'être optimiste en revanche, c'est le soutien dont devrait bénéficier Julien, tant de la part des aficionados que des empresas. Car il n'est pas exagéré de dire que cet après-midi, si les arènes de Samadet se remplissent, ce qui est probable, ce sera d'un public venu pour le voir triompher.

André Viard