HISTORIQUE !


Depuis l'adoption du statut d'autonomie et l'éclatement des compétences de l'Etat entre les Comunidades qui le composent, jamais les représentants de celles-ci ne s'étaient retrouvés autour d'une même table pour évoquer la question de la Fiesta. Et chacune de leur côté, toutes ou presque avaient légiféré en la matière, de manière plus ou moins heureuse, et sans aucune concertation.

Réunies hier au Sénat madrilène en présence du Ministère de l'Intérieur et à l'invitation de l'Association Taurine Parlementaire qui a joué là un rôle déterminant, toutes ont pris conscience de la nécessité de revenir vers une règlementation unique et de placer celle-ci, suivant la proposition de l'Observatoire français soutenue par la Mesa del Toro, dans une perspective culturelle : la règlementation doit se mettre au service du spectacle que nous voulons pour le XXIème siècle... et pas le contraire. Une avancée fondamentale dans la mesure où mieux règlementée la Fiesta sera mieux défendue.

Mais la grande nouveauté, au-delà de cet aspect règlementaire, est qu'à la demande de l'Observatoire les Comunidades se sont engagées "à étudier les conditions dans lesquelles chacune d'entre elles pourrait déclarer la Fiesta Patrimoine Immatériel sur son territoire en vue d'une inscription postérieure au patrimoine de l'UNESCO".

Après les Villes taurines françaises, les Comunidades espagnoles ont donc franchi le pas, en présence du Ministère de l'Intérieur qui s'est engagé à accompagner cette initiative et à faciliter le travail qui devra continuer en commun, l'UVTF - représentée hier par Guillaume François de Mont de Marsan - prenant le relais de l'Observatoire en ce qui concerne les questions règlementaires, tandis que celui-ci continuera à suivre le volet culturel et bien sûr le procesus d'inscription à l'UNESCO.

André Viard