E LA NAVE VA...



Période pré électorale oblige, les élus promettent tout et n'importe quoi. Mais parfois, faute de lire attentivement ce qu'on leur demande, croyant sans doute bien faire ils promettent le contraire.

Suite à quelques éditos, des aficionautes ont écrit à divers députés européens pour leur demander de ne pas signer la pétition présentée par leur collègue anglais Evans, laquelle, si elle reçoit un nombre suffisant de signatures, permettrait de faire voter en assemblée pleinière un texte privant les élevages de toros de toute aide communautaire.

Fort bien argumenté, le message d'un de ces aficionautes que nous avons publié ici mettait en avant l'aspect culturel de la tauromachie ainsi que le fait que de nombreux citoyens européens y sont très attachés.

Par retour de courrier, ce dont il faut la féliciter car il dénote, sinon la grande attention mais au moins la disponibilité que cette député européenne socialiste originaire de Lyon met à le traiter, Martine Roure s'est empressée de répondre, par un copier/coller sans doute, habituée qu'elle était à recevoir des mails envoyés par les anti taurins :

"J'ai pris connaissance de votre mail concernant les corridas. Je souhaitais vous préciser que, comme vous, je suis opposée à cette pratique. Je suis régulièrement intervenue en tant que vice-présidente de l'intergroupe sur la protection des espèces au Parlement européen, contre la corrida au sein de l'Union.

Je peux également vous dire que j'ai signé la déclaration écrite à l'initiative de certains de mes collègues concernant l'interdiction des corridas.

Espérant avoir répondu à votre attente, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.
"

Je ne sais s'il faut en rire ou en pleurer, mais pendant que le mundillo se dispute sur des affaires de gros sous et que de petits malins tirent dans les pattes de ceux qui travaillent, notre dossier s'instruit. Et il est à charge.

Ce qui serait amusant, sinon utile, serait de remplir la boîte à lettre de cette dame de milliers de messages la félicitant courtoisement du talent avec lequel elle fait son métier... à nos dépens.

André Viard