BARCELONE VILLE TAURINE



Malgré des manoeuvres machiavelliques, des pressions inacceptables et un certain talent pour alimenter les rumeurs, les élus anti taurins catalans n'ont pas réussi à destabiliser la casa Balaña. Et contrairement à leur slogan, Barcelone restera une ville taurine.

La réponse est tombée en deux temps. Au sein de la municipalité de Barcelone d'abord, où le bouillant élu de l'ERC Jordi Portabella proposait d'utiliser la Monumental comme marché, la majorité socialiste a signifié à son "allié" qu'elle n'entendait aucunement soutenir ses initiatives et qu'il devait laisser tomber.

De la bouche de l'empresa Balaña elle-même ensuite, qui, contrairement aux allégations de l'ERC, a confirmé à Luis Corrales, président de la Plataforma pour la Défense de la Fiesta, qu'elle entendait préserver l'avenir des corridas dans la Monumental.

Un nouvel épisode de la guerre de harcellement se termine donc à l'avantage du monde taurin, sans que l'on soit pourtant fondé à crier victoire. Une fois de plus, une rumeur lancée par les anti taurins a alimenté la chronique durant plusieurs semaines, incitant les médias à spéculer sur la fermeture que l'on annonçait prochaine de la Monumental. Poser la question équivalant à la légitimer, cette idée a donc circulé, accréditant l'idée que la tauromachie est en danger.

De nouvelles initiatives sont à attendre dans les prochaines semaines, tant en Espagne qu'en France, dont l'unique objet est de susciter le doute. Si tous les quotidiens espagnols s'étaient fait l'écho de la fermeture possible de la Monumental, à ce jour, seul El Pais qui était à l'origine de la rumeur a démenti. Ce qui confirme que l'important n'est pas de publier la réalité, mais bien de nuire
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André Viard