COMMENCEMENT DE SOLUTION


Dans les prochains jours, une délégation de la commission parlementaire d'étude sur la tauromachie rencontrera un groupe de parlementaires espagnols réunis autour de Pio Escudero, lesquels ont jeté les bases d'une structure similaire en Espagne.

Ainsi que le regrette Jean Grenet, dont les propos qui seront diffusés aujourd'hui sur France 3 dans le cadre de l'émission Tercios ne laissent aucune place à l'ambiguïté, depuis le début de la crise de la langue bleue, aucun contact ou presque n'a été noué entre le ministère de l'agriculture espagnol et son homologue français.

Et en pareil cas, en l'absence d'action concertée, chaque administration joue sa partition de son côté, l'Espagne ayant ignoré le problème, et la France n'ayant rien fait pour le règler bien qu'ayant eu la courtoisie de recevoir les parties intéressées il y a un an déjà ce que n'avait pas pris la peine de faire son homologue madrilène.

Sans vouloir paraître trop subversif, il convient de remarquer que les hommes de dossier que sont nos hauts fonctionnaires sont tout aussi capables de démontrer une chose que son contraire. Tout juriste sait cela aussi : en partant d'un même fait on peut aboutir à des conclusions inverses pour peu que l'on monte le dossier dans le sens choisi.

Ce qui laisse à penser que si les groupes parlementaires français et espagnols incitent leurs ministères respectifs à se rapprocher l'un de l'autre afin de trouver une solution, celle-ci sera mise en forme en moins de deux, l'important en l'espèce, s'agissant d'une maladie que l'on a monté en épingle, étant la volonté politique d'aboutir et non les faits.

Ce qui fait de la réunion programmée entre les parlementaires espagnols et français la meilleure nouvelle sur le sujet depuis longtemps.


André Viard;